Les Français à New York [suite]


Les Français à New York [suite]  

Adapté de

Baguette me to New York

de Stefanie Cohen    dans le New York Post       25 aout 2011

EPISTRPH 2      « New York est la grande sœur de Paris», explique Aymeric Pasquier, l’organisateur des Dîners en Blanc. «C’est la ville la plus européenne sur la côte Est. Donc, beaucoup de Français y résident. En tant que Parisiens, ils rêvent toujours de New York, alors organiser cet événement c’est en quelque sorte un rêve pour moi. “

À certains égards, la population française de New York est le contraire de ce à quoi on s’attend.

Au lieu que comme pendant les années 20 ce soit les Américains mécontents qui quittent l’austérité de New York pour un Paris plus artistiquement disposé, ce sont aujourd’hui les artistes qui trouvent leurs muses dans les rues de New York.

C’est le cas de la styliste Parisienne Juliette Longuet qui est venue à New York pour lancer sa ligne de mode parce que, dit-elle,

Ce qui est tous a fait unique, c’est énergie des gens que vous rencontrez de différentes nationalités et horizons qui vous tombe dessus, leur ouverture d’esprit et les facilités qu’ils offrent à vous aider à développer vos projets et à vous présenter à leurs relations. C’est tout à fait unique. “

Et puis Paris peut être assez étouffant.

” Paris n’est pas le même melting-pot et la qualité de vie y paraît davantage un problème qu’autre chose » dit-elle. «Les Parisiens ont moins d’énergie et sont moins aptes à prendre des risques. Ils ont donc moins l’esprit d’entreprise. Les organismes et les règlements  gouvernementaux n’y favorisent pas l’esprit de start-up autant qu’aux États-Unis “.

Saraiva aime aussi la fluidité qu’offre la ville.

” Nous avons le sentiment qu’aller à New York c’est devenir un être différent et de pouvoir y créer ce que vous voulez, ajoute Saraiva, qui partage son temps entre Paris et New York, où il dispose d’un studio d’artistes dans le quartier chinois . «La dynamique à New York est différente. La ville est plus moderne, c’est le centre du monde ” .

Saraiva passe la plupart de ses journées New Yorkaises au travail dans son studio. Quand il sort, il va dîner tard  chez Raoul ou au Blue Ribbon, il va manger des spaghettis au Bar Pitti, ou un couscous au « Café Gitane ». Il aime l’Oyster Bar à la gare Grand Central, qu’il appelle l’un des plus beaux restaurants vieille école au monde”.

Brunot, Roger-Roussel et Charlotte Broly sont trois habitués des quartiers du Lower East Side et de Williamsburg. Ils fréquentent des lieux tels que l’Epistrophy Café, où ils peuvent s’asseoir à la terrasse et fumer, tout comme chez nous , dit Brunot .

Le dimanche soir, il se retrouve avec Roger-Roussel chez Le Bain, le club au sommet de l’Hôtel Standard, qui est un hommage à la célèbre boîte de nuit française Les Bains Douches.

Le Bain est plein de Français, le dimanche soir. C’est fou », dit Brunot. ” C’est peut-être stupide, mais le fait que nous pouvons boire et fumer à cet endroit me semble très significatif.”

 

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