Les transports publics aux États-Unis

Sans conteste, les États-Unis sont le pays de l’automobile.

Par rapport à la France, les transports publics y sont négligés, très en retard et pas prêts de les rattraper. Le pays de l’auto a depuis 1950 favorisé les infrastructures qui soutiennent son utilisation. On continue donc à délaisser les transports publics.

Pour les grandes distances, cela se comprend quelque peu vu les grands espaces à couvrir. Mais seulement jusqu’à un certain point.

La plus grande densité de population dans le nord-est des États-Unis se trouve entre Boston et Washington. Deux tiers des passagers ferroviaires passent par les gares de New York.

Le train Acela entre Boston et Washington, bien que nommé train rapide, est un peu une rigolade, quand on le compare aux TGV français. Il est d’ailleurs le seul train dit rapide aux USA. J’ai eu l’occasion de prendre ce train un certain nombre de fois entre Boston et New York et il m’a paru un train petite vitesse, un peu plus performant que les autres.

Par rapport aux trains, disons ordinaires, on ne gagne que 30 minutes entre Boston et New York et 15 minutes entre New York et Washington

Le déclin du transport passager ferroviaire dû à l’automobile et à l’avion ne pourrait être inversé qu’en offrant un vrai train à grande vitesse.

Les trains en Europe et en Asie fonctionnent à environ 320 km/h. La vitesse maximale de l’Acela serait de 264 km/h, si elle n’était jamais atteinte sur son parcours, mais l’Acela n’atteint que 240km/h et seulement pendant 5 % de son trajet entre la section New York-Washington. En 2013, le meilleur temps sur les 711 km entre Boston et Washington s’effectuait en 6h 30 à la vitesse moyenne d’un peu moins de 110 km /h.

La distance Paris Marseille est de 661 km, elle s’effectue en 3h 15 en TGV.

Ce qui tue la performance de l’Acela est surement en partie le nombre d’arrêts : 15 arrête entre Boston et Washington ce qui me paraît excessif. De toute évidence, on cherche à maximiser le remplissage des trains plutôt que de favoriser la performance.

En dépit de cela, l’Acela a transporté plus de voyageurs entre Boston et New York que toutes les compagnies aériennes misent ensemble et plus de trois fois plus de voyageurs entre New York et Washington que l’industrie aérienne. 

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Mais une nouvelle génération de trains capables de rouler à près de 320 km /h entre Washington et New York en environ 90 minutes est la pièce maîtresse du plan corridor nord d’Amtrak l’autorité ferroviaire qui opère le train Acela. Le plan à long terme permettrait de réduire le temps de voyage de trois heures en …2040 !

Le second corridor grande vitesse aux États-Unis serait celui entre Los Angeles et San Francisco. Mais on se perd en discussions politiques au cours desquelles on se renvoi la balle sans rien accomplir. On estime qu’une liaison grande vitesse sera établie d’ici …2029 !

À l’échelle du pays, on dénote cependant une nette amélioration des transports publics et de leur usage par les Américains.

Selon L’American Public Transportation Association, plus de citoyens ont grâce à l’amélioration des services, utilisé les bus, les trains et les métros en 2013 que dans toute autre année depuis 1956.

Michael Melaniphy, le président de l’association suggère que d’autres forces que le prix de l’essence  tel que l’enthousiasme  pour les transports en commun stimule son utilisation. « L’essence est en moyenne au-dessous de $1,05 le litre, l’économie reprend et les Américains utilisent les transports en commun en nombre record », a déclaré M. Melaniphy dans une interview. ” Nous assistons à un changement fondamental dans la façon dont les gens se déplacent dans leurs communautés. “

De 1995 à 2013, le nombre d’usagers a augmenté de 37 pour cent, bien plus que les 20 pour cent de croissance de la population et le nombre de miles parcourus se sont accrus de 23 pour cent en miles parcourus par les véhicules, selon les données de l’association.

Une croissance économique plus forte joue un rôle important dans l’utilisation accrue du transport en commun, plus de gens utilisant les systèmes pour aller à un nombre croissant d’emplois. Conjointement, les organismes de transport en commun nourrissent la croissance par l’expansion de leurs systèmes et l’amélioration des services.

«Nous constatons que lorsque les villes investissent en transit, leur taux de chômage diminue, et l’emploi est à la hausse parce que les gens peuvent se déplacer plus facilement.

Globalement, le nombre d’usagers du transport en commun a augmenté de 1,1 % depuis 2012, et les plus grands gains sont enregistrés dans les services ferroviaires et dans les services de bus pour les plus petites villes.

À New York, l’augmentation de l’utilisation de tous les modes de transport en commun dans la région métropolitaine a été l’an dernier de 3,6 %. Ils sont également de plus en plus utilisés en dehors des périodes de pointe , en particulier par les jeunes, qui sont encouragés par des promotions comme des transferts gratuits entre les métros et les bus et par une baisse de la criminalité dans la ville.

Les nouvelles données sont la dernière indication de l’évolution des préférences des consommateurs en raison de l’urbanisation croissante, un vieillissement de la population, et les préoccupations environnementales et de santé.

Beaucoup de gens préfèrent avoir moins à conduire et pouvoir compter davantage sur la marche, le vélo et les transports en commun, à condition que ceux-ci soient des options de haute qualité.

 

En France et particulièrement à Paris et autres les grandes villes françaises, on marche beaucoup plus qu’en Amérique.

La marche est le premier moyen de déplacement dans la capitale française. 3,6 millions de déplacements par jour ont été effectués à pied à Paris en 2007, et représentent 50% des déplacements. Un déplacement à pieds dure en moyenne 13 ½ minutes pour une distance moyenne de 600 mètres. Il y a plus de piétons parisiens que d’automobilistes.

Ensuite il y a la bicyclette. Le Vélib parisien enregistre de 50 000 à 70 000 locations par jour, près de 22 millions de déplacements par an. Les vélos roulent en moyenne 22 minutes par trajet.

Les distances sont relativement courtes. On peut traverser le centre d’une grande ville de France en vingt minutes et Paris en deux heures et demie de marche.

 

L’Amérique commence à se mettre à la bicyclette style Velib, mais en moins bien coordonnée. De nombreuses villes ont équipé les chaussées de pistes cyclables, mais elles me paraissent moins employées que celles en France.

Selon un sondage en 2005 du Traveler Opinion and Perception Survey (TOP) [Opinion et Perception des Voyageurs] effectué par la Federal Highway Administration, environ 107,4 millions d’Américains utilisent la marche comme mode normal de déplacement. C’est un pourcentage remarquablement moindre que celui des Français.

Les taux de marche  sont fortement plus élevés chez les Américains plus jeunes que chez leurs aînés. Le groupe d’âge 40-64 ans a presque deux fois moins de pourcentage de déplacements à pied que les plus jeunes.

Les taux les plus élevés de la marche  se produisent dans les États de la Côte Est, entre la Nouvelle-Angleterre et le sud où 15,8 % des déplacements sont effectués par les piétons.

Le sud-est central des États-Unis a le taux le plus bas de marche avec seulement 6 % de tous les déplacements effectués à pied.

Aux USA, presque un tiers des déplacements à pied sont de moins de 400 mètres et seuls 15 % sont de trois kilomètres ou plus.

 

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